Hier encore provocateur et arrogant dans son attitude, Edouard Mendy apparaît désormais marqué par une frustration immense et une amertume qu’il peine à contenir.
Près d’un mois après la décision de la Confédération Africaine de Football, la plaie est loin d’être refermée côté sénégalais. Et chez l’antipathique Edouard Mendy, elle semble même plus vive que jamais. Son désarroi ravit plus d’un supporter marocain.
Récemment, le gardien sénégalais a exprimé son incompréhension face au dénouement de la finale de la CAN 2025, passée du chaos sur le terrain dont il était un acteur important à une décision administrative à l’origine d’une déception brutale et d’une déconvenue historique.
« Nous avons été très choqués par la décision de la CAF de retirer le titre et de l’attribuer au Maroc », confie-t-il, encore marqué. « C’est une décision sortie de nulle part. »
Entre sidération et incompréhension
Dans ses propos, le portier sénégalais décrit un véritable choc émotionnel. À l’annonce du verdict, il peine d’abord à y croire.
« J’ai ressenti un mélange de sentiments… au début, j’ai pensé à une erreur. Je croyais que les sites s’étaient trompés. Je suis allé vérifier moi-même sur le site de la CAF. »
Le doute laisse rapidement place à une forme d’incrédulité presque irréelle. « On a même cru à une blague, à un poisson d’avril… mais la réalité était bien là… Mon fils était aux anges après le sacre et je ne savais pas comment lui annoncer qu’on nous retirait le titre. »
Un moment qu’il décrit comme brutal, une véritable douche froide
Une phrase qui résume à elle seule la violence du moment. Derrière la polémique sportive, il y a une déception humaine profonde, difficile à digérer.
Pour lui, le Sénégal a gagné sur le terrain. « Nous avons mené la rencontre jusqu’au bout, nous avons gagné, le résultat a été validé, nous avons célébré… tous les indicateurs montrent que nous étions champions. »
Et d’expliquer pour les crédules : « Certains ont dit que toute l’équipe du Sénégal avait quitté le terrain, mais la réalité était tout autre, car il restait encore des joueurs sur le terrain et nous ne nous sommes pas retirés du match ; il s’agissait simplement d’une réaction… Notre équipe n’a pas quitté le terrain dans son intégralité, contrairement aux informations diffusées. Si cela avait été le cas, l’arbitre aurait immédiatement sifflé la fin du match et accordé la victoire au Maroc sur tapis vert. »
Selon Edouard Mendy, le Jury d’appel se serait appuyé sur des éléments jugés insuffisants pour attribuer la victoire au Maroc sur tapis vert, alors qu’une partie de son équipe se trouvait encore sur la pelouse.
Une lecture contestable au regard des images disponibles, qui montrent clairement que l’ensemble des joueurs sénégalais avait quitté le terrain pendant plusieurs minutes, provoquant une interruption majeure de la rencontre.
Un point essentiel semble d’ailleurs éludé dans son argumentaire : le règlement autorise l’arbitre à déclarer une équipe perdante si celle-ci ne présente pas le nombre minimum de joueurs requis sur le terrain, fixé à huit.
Dans ce contexte, ses déclarations traduisent davantage une frustration encore vive qu’une analyse lucide des faits.
Plus qu’une simple réaction à chaud, la prise de parole de Mendy illustre une frustration profonde, durable, presque viscérale.



































