La polémique enfle autour d’un éventuel recours du Sénégal après la finale de la CAN. Alors que plusieurs médias ont affirmé que la Fédération sénégalaise de football avait saisi le Tribunal Arbitral du Sport, la réalité est tout autre.
Selon une prise de position officielle du Tribunal Arbitral du Sport, aucun recours n’a été enregistré à ce stade. Une clarification qui vient refroidir les nombreuses spéculations relayées ce mardi dans les médias sénégalais et français.
TAS : “aucun appel reçu à ce jour”
Dans sa communication, l’instance basée à Lausanne a été claire : aucun dossier émanant de la Fédération Sénégalaise de Football n’a encore été déposé.
Cette précision est essentielle, car elle distingue deux notions souvent confondues dans le traitement médiatique :
annoncer un recours et déposer officiellement un recours sont deux étapes totalement différentes sur le plan juridique.
Une confusion amplifiée par certains médias
À l’origine de cette confusion, les déclarations du Sénégal indiquant son intention de contester l’issue de la finale. Plusieurs médias ont rapidement relayé cette annonce comme une action déjà engagée.
Or, dans les faits, aucune procédure n’est enclenchée tant que le dossier n’a pas été formellement transmis, validé et enregistré par le TAS. Une nuance qui change totalement la lecture du dossier.
Un délai encore ouvert jusqu’au 27 mars
Si aucun recours n’a été déposé pour le moment, la porte reste toutefois ouverte. Le Sénégal disposerait d’un délai allant jusqu’au 27 mars pour saisir le TAS, conformément aux procédures en vigueur après une décision de la CAF.
Ce laps de temps laisse donc encore la possibilité à la fédération sénégalaise de passer à l’action, à condition de constituer un dossier complet dans les délais impartis.
Entre stratégie de communication et réalité juridique
Cette situation met en lumière un décalage fréquent dans ce type d’affaires : la communication médiatique peut parfois précéder la réalité juridique mais elle aussi l’inventer pour se rassurer ou déstabiliser.
Annoncer un recours permet de maintenir la pression médiatique et institutionnelle, mais seule la saisine officielle du TAS donne une existence concrète au dossier.
À ce stade, une certitude s’impose : le Sénégal n’a pas encore saisi le TAS, malgré les annonces et les interprétations.
Reste désormais à savoir si la FSF franchira le pas avant la date limite au risque de perdre à nouveau son duel face à la FRMF, son homologue marocaine .





































