La jalousie nourrit la haine, et la haine trahit toujours l’impuissance. À la fin de la CAN 2025, un constat s’impose avec une régularité troublante : trois pays, le Sénégal, l’Égypte et l’Algérie, se sont distingués par leurs performances sportives respectives mais aussi par la violence de leurs accusations ou dénigrement.
Corruption supposée, arbitrage orienté, organisation défaillante, infrastructures insuffisantes, sécurité remise en cause… La liste des griefs est longue, répétitive et rarement étayée. Trop longue pour relever du simple hasard.
Car derrière ces polémiques en cascade se dessine une stratégie claire : fragiliser le Maroc, ou du moins tenter d’enrayer sa trajectoire ascendante. Quand on ne peut pas rivaliser sur le terrain, on déplace le combat ailleurs. Quand les faits sont têtus, on leur oppose le soupçon. Quand le succès est visible, on cherche à le salir.
La réussite marocaine agit aujourd’hui comme un révélateur brutal. Un miroir dérangeant pour ceux qui regardent leur propre immobilisme, leurs retards structurels ou leurs promesses non tenues. Le Maroc avance, se modernise, se structure, sécurise, planifie. Il investit dans ses infrastructures, dans son football, dans son image, dans sa stabilité. Et surtout, il le fait dans la durée, sans agitation inutile, sans discours victimaire.
Ce qui dérange profondément, c’est moins la réussite marocaine que ce qu’elle symbolise. Un royaume à la démographie modeste, aux ressources limitées comparées à d’autres, mais qui prouve qu’avec une vision claire, une gouvernance cohérente et une stabilité politique assumée, il est possible de rivaliser avec les grandes nations, voire de les dépasser sur certains terrains.
À l’inverse, certains pays, pourtant riches en ressources humaines ou naturelles, semblent prisonniers de leurs propres contradictions. Incapables de transformer leurs atouts en projet durable, ils préfèrent externaliser leurs échecs ou exposer leur gloire d’antan. Le Maroc devient alors un bouc émissaire commode. On l’accuse pour ne pas se remettre en question. On l’attaque pour éviter l’introspection.
Ce climat de suspicion permanente ne trompe personne. Il ne fragilise pas le Maroc, il affaiblit surtout ceux qui s’y adonnent. Car à force de crier au complot, on finit par masquer ses propres insuffisances. À force de dénoncer l’arbitrage, on oublie le jeu. À force de critiquer l’organisation des autres, on révèle son incapacité à faire mieux chez soi.
La CAN 2025 aura donc livré une leçon qui dépasse le football : le progrès dérange toujours ceux qui stagnent pour ne pas dire qui dégringolent. Et quand un voisin avance plus vite, la tentation est grande de l’attaquer plutôt que de le rattraper.
Le Maroc, lui, poursuit sa route. Les polémiques passeront. Les structures resteront, la stabilité durera et les résultats se poursuivront. Pourvu qu’ils jalousent le Maroc à l’infini

































