Écrit par Publié dans Histoire des Lions 02 avril 2014

Noureddine Naybet fut l'un des meilleurs arrières centraux africains. Comme défenseur il était rugueux, dur sur l'homme, il musela les meilleurs attaquants que ce soit africains, européens et mondiaux. Portrait du meilleur joueur marocain des années 90 avec Mustapha Hadji.


Écrit par Publié dans Histoire des Lions 06 février 2014

Il y a des mecs dont le destin a offert un véritable talent, des mecs qui sont obligés de devenir hors du commun. 17 ans, 1m64, dribbleur, ailier vif comme l'éclair, le joueur dont je vais vous parler est de ceux-là. Zakaria Bakkali est le prodige annoncé du PSV Eindhoven et les gros clubs ont déjà envoyé leur superviseur pour celui qui est annoncé comme l'un des grands ailiers de demain. Avec Depay, Maher et Matavz, la nouvelle génération offensive du PSV est très prometteuse !

Né à Liège en janvier 1996, Zak est professionnel depuis le début de la saison mais avait déjà rejoint le groupe pro l’an dernier. Bakkali est couvé par l’entraineur Philip Cocu qui est bien conscient de son potentiel mais ne souhaite pas le griller trop rapidement.

La saison dernière, alors qu’il était en conflit avec l’entraîneur des jeunes du PSV, déçu par un mensonge du directeur technique qui lui promettait de s’entraîner avec les pros, Zakaria a failli s’en aller. Le citizen Vincent Kompany ou bien Mbark Boussoufa qui jouait à l’Anzhi ont même directement appelé le joueur pour qu’il les rejoigne. Mais un stage à Bangkok en janvier 2013 a séduit Dick Advocaat, alors coach du PSV, de la garder avec les pros. Celui-ci déclara : “Pendant l’entraînement, j’ai vu que ce garçon disposait des qualités nécessaires pour percer au PSV. C’est pourquoi je le laisserai régulièrement s’entraîner avec l’équipe A”. Depuis, il ne les a pas quittés.

Advocaat s’en est allé cet été mais Cocu a maintenu sa confiance au prodige belge qui désire s’imposer dans son club formateur avant de prendre son envol. Et pour ses débuts en pro cette saison, l’ailier s’est même permis de marquer les esprits en inscrivant son premier but face à Zulte Waregem (des Belges tiens donc) en C1 début août. Il récidive lors de le seconde journée d’Eredivisie, en inscrivant carrément… un triplé ! Contre le NEC Nimègue (5-0), il devient ainsi le plus jeune joueur du championnat néerlandais à inscrire un triplé, à tout juste 17 ans.

Zakaria est dans la place, et plus personne ne l’en délogera ! Le PSV, qui affronte le Milan AC au tour préliminaire de la Ligue des Champions en août se prend à rêver. Les Italiens craignent le Belge ! Finalement, les Néerlandais malgré un score de 1-1 à domicile, subiront une déculottée 3-0 à San Siro, Bakkali était blessé pour les deux rencontres…

Mais au fait, c’est quoi son style à Bakkali ? Malgré des défauts dans la finition, celui qui est déjà comparé à Hazard est le genre de joueur qu’on déteste affronter. Très (trop) rapide, capable d’éliminer son vis-à-vis sur un coup de rein, il est un danger permanent sur son aile. Marc Wilmots ne s’est d’ailleurs pas trompé et l’a rapidement convoqué avec la sélection belge pour faire face à une éventuelle concurrence du Maroc. Une histoire qui a beaucoup fait parler au Plat Pays, suscitant l’intérêt du peuple pour ce prodige. Difficile de choisir entre son pays d’adoption et son pays d’origine. Un peu comme Fellaini ou Chadli… Mais le jeune ailier a fait le choix du coeur, bien aidé par sa famille.

La Belgique, en récupérant Bakkali, dispose aujourd’hui sur les ailes de Mertens (Naples), Hazard (Chelsea), Bakkali donc et Chadli (Tottenham). Pas dégueu. Sélectionné face à la France mais resté sur le banc, il inaugure sa première cape internationale face aux Pays de Galles en rentrant dans le dernier quart d’heure (1-1).

Dans son quartier de naissance, à Bressoux-Droixhe, Zakaria est déjà considéré comme un héros, reléguant même au second plan Christian Benteke et Mehdi Carcela, eux aussi originaires de Bressoux. Toujours encadré par ses parents, l’enfant prodige avance armé et peut compter sur le soutien de son quartier : « A force de caractère, de rigueur et d’abnégation, il est devenu un modèle effaçant même les « grands frères » Mehdi Carcela ou Christian Benteke, qui ont aussi grandi dans ce quartier de Bressoux-Droixhe, en quête de reconnaissance au niveau vivre mieux ensemble dans la multi-culturalité de cette société où se côtoient familles de tous horizons ethniques ou religieux », résume bien le Président du Conseil de Quartier.

Il ajoute en plus : “A l’image de Mehdi Carcela, toujours humble et disponible quand il s’agit de soutenir et d’aider ceux qui en ont besoin, Zakaria sera là pour démontrer que la vie n’est pas fatalité et qu’à force de travail et de stricte hygiène de vie, les exemples de réussite seront légions dans ce quartier qui a parfois la réputation tenace de zone de non droit.” Petite parenthèse bien sympa qui prouve que le foot peut être un vecteur d’ascension sociale dont Bakkali en est aujourd’hui un bien bel exemple.

Inutile d’en rajouter des tonnes. Néo-international, des qualités évidentes de vitesse et de technique, titulaire indiscutable au sein d’un PSV jeune et emmené par une légende locale, Philip Cocu, Zakaria Bakkali a tout ce qu’il faut pour briller aussi bien en sélection qu’en club. Révélation du début de saison aux Pays-Bas, sera-t-il aussi celle de la Coupe du Monde ? Signera-t-il à Manchester, au Bayern ou à la Juve en fin de saison ? Dans tous les cas, retenez bien ce nom et amusez-vous bien avec à FIFA ou Football Manager. En tout cas, voilà un joueur de plus qui rappelle à quel point la Belgique dispose d’une génération exceptionnelle.


Écrit par Publié dans Histoire des Lions 31 janvier 2014
Walid Regragui a un parcours atypique : l’ex-international marocain, qui évoluait sur l’aile droite, que ce soit au milieu ou en défense, a éclaté sur le tard dans le milieu professionnel. Sa générosité, sa polyvalence, son sérieux et sa disponibilité lui ont permis de vivre des bons moments dans sa carrière notamment avec sa sélection nationale.

Walid Regragui, le Lion de l’Atlas, a vécu les montagnes russes avec le Maroc. En club, le natif de l’Essonne a essentiellement réalisé toute sa carrière en France en passant par Toulouse, l’AC Ajaccio et Grenoble. Il a toute de même quitté la France pendant trois ans pour jouer en Espagne à Santander. Mais c’est avec le Maroc qu’il va atteindre le sommet.

L’ancien joueur d’Ajaccio a en effet disputé deux CAN avec le Maroc, dont celle de 2004 qui a été exceptionnelle pour Walid et son pays. Il a gardé de très bons souvenirs de cette édition dont l’un des plus beaux de sa carrière : le fameux quart de finale face à l’Algérie quand les Lions de l’Atlas arrachent l’égalisation grâce un but du futur attaquant d’Arsenal, Marouane Chamakh et achève les Fennecs en prolongations. "Ce quart de finale de Coupe d’Afrique contre l’Algérie est le souvenir le plus marquant de ma carrière", affirme-t-il à un entretien pour nos confrères de RFI.

Finaliste de la CAN 2004

L’ambiance dans le groupe marocain était très bonne lors de cette compétition tunisienne. Le groupe vivait bien ensemble et partageait la même philosophie de jeu. Walid confirme cette bonne ambiance dans ses propos : "Pour nous, c’était l’aboutissement d’un travail de 2 ans avec de jeunes joueurs ambitieux et quelques anciens qui ont bien encadré le groupe et surtout une superbe ambiance qui a permis d’avoir ces résultats. On avait tous la même idée de jeu et la même envie de jouer au football ensemble, ce qui nous a permis, sur le plan du jeu, de fournir une bonne prestation. Ce qui est intéressant dans cette CAN, ce n’est pas seulement d’être allé en finale, c’est qu’on a créé du jeu, on a vraiment joué avec un style propre au jeu maghrébin à base de jeu court et de mouvement et c’est vrai qu’on a pris beaucoup de plaisir sur le terrain et en dehors." Durant cette édition, il a su développer au maximum son potentiel dans le couloir droit et donner sa pleine dimension à ce poste de joueur de couloir grâce à ses prestations de hauts vols qui l’ont permis d’être dans l’équipe type de la CAN 2004 (RFI). L’année 2004 fut celle de la consécration pour Walid sur le plan individuelle. A cette époque, il avait tout les caractéristiques de ce type de joueur, capable de bloquer l’attaquant adverse, de relancer, de déborder ou de centrer.

Mais, deux ans après, c’est la chute pour le Maroc et Walid Regragui. Les Nord-Africains ne confirment pas. Tombé dans le groupe de la mort (Égypte, Côte d’Ivoire, Libye), les Marocains ne parviennent pas à s’extirper de cette poule composée des deux futurs finalistes de l’épreuve. "Sur le coup, on avait été terriblement frustrés mais, avec le recul, je me rends compte qu’on s’était tiré une balle dans le pied, que se soit avec les dirigeants qui avaient limogé l’entraineur, un mois avant la compétition et donc on avait un sélectionneur qui est arrivé quinze jours avant le début de la CAN. C’était vraiment compliqué pour lui. Nous on était trop resté sur nos acquis", explique Walid.

Du Racing à Santander

En club, Regragui n’a sans doute pas connu la carrière qu’il méritait. Walid débute dans le monde professionnel avec le Racing Club de France. Mais son club va connaître des problèmes financiers. Il sera transféré à Toulouse avant de rejoindre le club corse d’Ajaccio avec lequel, il remporte le titre de champion de France de Ligue 2 en 2002. Il part ensuite en Espagne pour jouer la Liga en 2004 avec le Racing Santander, pendant trois saisons. Les matches avec les deux grands d’Espagne, le Real Madrid et le FC Barcelone l’ont impressionné et marqué. Tout comme la culture et le jeu espagnol. "Notamment sur le plan du jeu puisque c’est une autre culture du football par rapport à la France. Cela m’a permit de voir que, à l’étranger, pour un footballeur, tout est complètement différent : la vie au quotidien, la pression… et puis surtout ça permet de vivre sa passion différemment qu’en France. Quand on est dans la rue ou quand on prépare un match, c’est complètement différent. La preuve, dans la semaine, le pouvoir des médias est impressionnant. Sur le plan culturel, c’est une autre vie, le fait de m’ouvrir à d’autres cultures… Et puis, sur le plan du jeu, je pense c’est ce qui se fait de mieux dans le monde depuis si longtemps qu’ils ont cette identité de jeu." Regragui s’est amélioré en Espagne, il a choisi un championnat qui correspond à sa philosophie de jeu : jeu court, mouvement, passes rapides… comme ce qui avait été envisagé avec le Maroc 2004. Une nostalgie de jeu retrouvée de l’autre de côté de la Méditerranée.

 


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Les Lions d'antan

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